La demande annuelle de poisson en Côte d’Ivoire est estimée à 650 000 tonnes, alors que la production nationale ne s’élève qu’à 110 000 tonnes, couvrant à peine 15 % des besoins nationaux. Cette insuffisance conduit l’État à des importations massives d’une facture annuelle avoisinant les 500 milliards de FCFA.

Face à une forte demande en produits halieutiques, la Côte d’Ivoire explore des solutions innovantes pour renforcer sa production de poisson. Dans cette optique, l’Unité de Coordination du Abidjan Legacy Program (UC-ALP), en collaboration avec l’entreprise agro- industrielle togolaise Lofty Farm, a mené une mission d’évaluation des opportunités aquacoles offertes par les barrages hydroélectriques du pays.

Du 15 au 20 juin 2025, les barrages d’Ayamé 1, de Taabo et de Kossou ont été étudiés dans le but d’identifier des voies d’exploitation piscicole durable afin d’accroître la production locale et de diminuer la forte dépendance du pays aux importations de poisson.

Les conclusions de cette mission ont permis de cibler des sites techniquement favorables à l’établissement d’activités aquacoles. En parallèle, un appel a été lancé aux investisseurs nationaux afin qu’ils soutiennent activement l’émergence et la structuration de cette filière.

Dans ces démarches, l’élaboration d’un programme national est désormais envisagée, dont la finalité serait d’optimiser l’exploitation des ressources hydriques existantes pour la production halieutique.

Ce programme entend générer des emplois, avec une attention particulière portée aux jeunes et aux femmes, et ambitionne de structurer de manière pérenne un secteur encore largement sous-exploité pour bâtir une aquaculture nationale qui soit à la fois compétitive, durable et inclusive, et qui puisse efficacement répondre aux défis alimentaires, économiques et sociaux auxquels le pays est confronté.

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