La fin d’année provoque une accélération brutale de notre consommation.

Selon les analyses de cycle de vie du Carbon Trust et de l’ADEME, cette période génère jusqu’à 650 kg de CO2 par habitant dans les pays industrialisés. En quelques semaines, un individu consomme ainsi près d’un tiers de son « budget carbone » annuel de 2 tonnes, seuil nécessaire pour respecter les objectifs climatiques mondiaux.

Cette empreinte massive s’explique d’abord par l’explosion du e-commerce qui sature la chaîne logistique. L’option pour une livraison express fait bondir les émissions de 35 %. Cette exigence de rapidité empêche la mutualisation des chargements et multiplie les trajets à vide.

Cette frénésie d’achat se traduit immédiatement par une crise de gestion des déchets. Entre le 15 décembre et le 15 janvier, le volume des poubelles ménagères augmente de 25 %. Le gaspillage alimentaire suit la même courbe avec une hausse de 30 % des pertes lors des réveillons. Sans compostage, ces restes organiques (bio-déchets) produisent du méthane, dont l’effet de serre est bien plus puissant que celui du CO2.

Les produits emblématiques de la saison tel que le sapin artificiel, fabriqué en PVC et aluminium (en Asie), affiche une empreinte de 40 kg de CO2 l’unité.

L’impact est encore plus lourd pour les appareils électroniques. 80 % de la pollution totale d’un smartphone ou d’une console provient de sa fabrication. La concentration de ces achats sur un temps très court exerce une pression irréversible sur les écosystèmes miniers où sont extraits matières premières.

L’un des impacts environnementaux les plus invisibles en dehors de celui produit par l’électricité, concerne l’eau. Un repas de fête consomme 4 à 5 fois plus d’eau qu’un repas standard. De plus, entre les 15 000 litres nécessaires pour la production d’un kilo de bœuf et l’irrigation intensive pour le chocolat ou les fruits exotiques, des volumes gigantesques d’eau sont puisés. Cela fragilise les réserves hydriques des pays producteurs, une réalité qui n’apparaît pourtant jamais dans les coûts des produits.

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