Le déploiement de la finance verte en Afrique émergence avec des mécanismes de conversion de dette. Le récent accord entre le Cap-Vert et le Portugal représente un cas d’école.

Cette stratégie repose sur une transformation pragmatique des passifs financiers en actifs climatiques. En convertissant une partie de ses créances, soit plus de 7 millions de dollars, en investissements directs pour l’extension de la centrale solaire de Palmarejo, l’archipel cap- verdien démontre comment un pays peut alléger sa pression budgétaire tout en accélérant sa transition.

L’objectif est de doubler la capacité de production du site pour atteindre 10 MW.

Cette approche se distingue par la création d’alliances hybrides entre États créanciers, institutions multilatérales et organisations techniques. La réussite de tels projets s’appuie sur une méthodologie où le Portugal agit comme partenaire de développement, tandis que des entités comme le PNUD ou la Banque mondiale fournissent le cadre normatif et les recommandations nécessaires à l’accessibilité du financement. Ce type de partenariat permet d’apporter une crédibilité technique et une garantie de transparence qui font souvent défaut aux financements climatiques traditionnels.

La trajectoire du Cap-Vert, qui ambitionne d’atteindre 50 % d’énergies renouvelables d’ici 2030, place la conversion de dette au cœur d’une politique publique structurante.

Toutefois, l’efficacité de cette stratégie dépend étroitement de la rigueur de la gouvernance locale. Comme le soulignent les analyses du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Climate Policy Initiative, ces opérations, bien qu’innovantes, restent minoritaires à l’échelle mondiale. Pour que ce modèle passe à une dimension supérieure, il doit impérativement s’accompagner d’un suivi conjoint des dépenses et d’une mesure précise de l’impact environnemental.

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