L’opération annuelle « Présaison des pluies », orchestrée par l’Office national de l’Assainissement et du Drainage (ONAD) pour contrer les effets dévastateurs des précipitations, a été officiellement lancée par Gildas Simy, Directeur de cabinet adjoint du ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, le mardi 25 mars 2025, au bassin versant du canal de l’EPP Municipalité, situé dans le quartier Mossikro d’Attécoubé, à Abidjan.

Gildas Simy a souligné l’importance de cette initiative, expliquant qu’elle vise à préparer la Côte d’Ivoire à l’arrivée des fortes pluies du deuxième trimestre. À l’échelle nationale, les inondations affectent environ 60 000 personnes par an, soit 0,3 % de la population totale de la Côte d’Ivoire. Ainsi, l’opération se concentrera sur le curage et l’entretien des ouvrages primaires de drainage, ainsi que sur la sensibilisation accrue des populations concernant l’entretien de ces infrastructures. De plus, une Cellule de veille sera activée en collaboration avec d’autres ministères pour une intervention rapide en cas de besoin.

Aboubakar Bamba, Directeur général adjoint de l’ONAD, a précisé que le canal d’Attécoubé, long de 1,2 km et drainant un bassin versant de 116 ha, a bénéficié de travaux d’amélioration significatifs entre 2022 et 2024, pour un coût d’environ 300 millions FCFA. Il a également détaillé les interventions régulières de l’ONAD, incluant le curage mensuel des bassins tampons et des barrages écrêteurs, le curage annuel de 300 000 m³ dans ces mêmes barrages, et l’entretien de 200 000 m³ de canaux et dalots. L’ONAD gère aussi 94 000 m³ de curage et d’entretien pour environ 600 points critiques dans les communes et mène des campagnes de communication via divers médias. Aussi, 66% des 138 points critiques identifiés pour le premier trimestre 2025 ont déjà été traités.

Au regard des inondations dévastatrices survenues les 18 et 19 juin 2018 à Abidjan, l’opération de présaison a pour but de mettre en place des mesures préventives robustes pour éviter la répétition de telles catastrophes, en se concentrant sur la protection des vies humaines et la sauvegarde des infrastructures. Ces catastrophes ont causé des pertes humaines et des dégâts matériels considérables, estimés à plus de 18 milliards de francs CFA, affectant les infrastructures économiques et sociales de cinq communes. De plus, le District Autonome d’Abidjan a subi des pertes s’élevant à près de 900 millions de francs CFA.

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