Une étude internationale mobilisant près de cent chercheurs, vient de redéfinir notre compréhension de la dynamique forestière tropicale face au changement climatique.
En s’appuyant sur l’observation rigoureuse de 188 parcelles réparties sur l’ensemble de la forêt amazonienne, des scientifiques ont pu analyser l’évolution de cet écosystème sur un cycle de 44 ans. Cette analyse met en lumière une statistique qui contredit les scénarios de « saturation ». La circonférence moyenne des troncs a progressé de 3,3 % par décennie depuis les années 1970. Ce « partage des bénéfices » observé au sein des 188 parcelles étudiées indique que l’ensemble de la pyramide végétale, des jeunes pousses aux centenaires, profite de l’augmentation du CO2 atmosphérique pour se renforcer.
Ces résultats valident l’hypothèse selon laquelle la reforestation demeure un levier significatif de la lutte contre le réchauffement climatique. Cette capacité d’absorption cumulée/collective, confirme qu’il n’y aura jamais « trop » d’arbres pour séquestrer le surplus de carbone.
Pour les acteurs du développement durable, ces 44 années de données constituent une fondation de confiance pour investir dans la restauration des écosystèmes. Multiplier les projets de croissance forestière, active un mécanisme de défense universel dont la vigueur, reste un allié pour compenser les émissions de CO2.
