La Banque africaine de développement et le PNUD ont lancé l’Initiative IA 10 Milliards lors du Forum de Nairobi 2026. Ce partenariat entend mobiliser 10 milliards de dollars d’ici 2035 et créer 40 millions d’emplois qualifiés en soutenant l’entrepreneuriat technologique et les infrastructures de données régionales.
Selon le rapport de la Banque africaine de développement un déploiement inclusif de l’intelligence artificielle pourrait générer 1 000 milliards de dollars de PIB supplémentaire à l’horizon 2035. Cinq secteurs prioritaires capteront 58 % des gains totaux, soit environ 580 milliards de dollars. L’agriculture se place en tête avec une part de 20 %, suivie par le commerce de gros et de détail à 14 %, l’industrie manufacturière à 9 %, la finance et l’inclusion à 8 %, et enfin la santé et les sciences de la vie à 7 %. Ces domaines stratégiques ont été sélectionnés pour leur valeur économique et leur forte capacité d’adoption de solutions innovantes.
La Stratégie Continentale de l’Union africaine, document cadre référencé 44004, définit les conditions sine qua non de cette réussite. La réalisation de ce potentiel dépend de l’activation de cinq leviers interdépendants : données, calcul, compétences, confiance et capital. Cette trajectoire respecte une feuille de route en trois phases : le Démarrage (2025-2027), la Consolidation (2028-2031) et le Passage à l’échelle (2032-2035).
La convergence entre les investissements de la Banque africaine de développement et les réformes politiques nationales doit permettre de réduire les risques liés à l’innovation. En engageant les gouvernements et le secteur privé dans cette tournée de mobilisation de dix mois, l’objectif ultime est que l’Afrique devienne un pôle d’innovation capable de répondre aux aspirations de l’Agenda 2063.
