Madagascar s’engage dans le développement de son économie bleue, un secteur décisif pour son avenir économique et environnemental. Le pays, riche de sa biodiversité marine unique, se prépare à accueillir le Forum des jeunes africains sur l’économie bleue du 17 au 19 avril 2025, une initiative qui a pour objectif la valorisation de ses vastes ressources maritimes.

Avec 5 500 kilomètres de côtes et une Zone économique exclusive (ZEE) de 1,14 million de km², le pays possède des atouts majeurs. Les récifs coralliens, les mangroves et une biodiversité marine exceptionnelle offrent des opportunités dans des secteurs tels que la pêche, l’aquaculture et le tourisme côtier.

Cependant, la pêche, qui contribue à environ 7 % du PIB, est confrontée à des pratiques illégales et à des infrastructures sous développées ; Le tourisme, bien que prometteur avec des destinations comme Nosy Be et Sainte-Marie, nécessite des investissements pour développer des infrastructures adéquates et une stratégie de développement solide.

Pour relever ces défis, Madagascar a adopté en 2023 la Stratégie nationale de l’économie bleue (SNEB). Stratégie qui repose sur cinq axes principaux, l’amélioration de la gouvernance, la valorisation des ressources naturelles, le développement des infrastructures maritimes, la promotion de l’aquaculture durable et le renforcement de la résilience face au changement climatique.

La mise en œuvre de la SNEB nécessite des financements importants. La finance bleue, qui inclut des instruments tels que les obligations bleues et les prêts à impact, offre des solutions pour soutenir les projets de conservation et de développement durable.

Pour Madagascar, l’objectif du secteur touristique est d’attirer un million de visiteurs non-résidents d’ici 2028, en promouvant le tourisme bleu et en créant de nouveaux pôles d’attraction.

Toutefois, de nombreux pays africains, tels que la Guinée-Bissau, la Namibie, le Sénégal, et la Mauritanie, possèdent une richesse halieutique considérable mais font face à des défis similaires à ceux de Madagascar en termes de surpêche, de pêche illégale, et de manque d’infrastructures. Ces pays sont également confrontés à une exploitation non durable de leurs ressources marines, souvent due à la pêche industrielle étrangère, légale ou illégale, qui concurrence directement la pêche artisanale locale. Cette situation menace la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de millions de personnes.

Le sommet d’avril 2025 à Madagascar revêt donc une importance fondamentale, car il offre une plateforme pour partager les meilleures pratiques, renforcer la coopération régionale, et mobiliser des financements pour une gestion durable des ressources marines à l’échelle du continent.

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