Au moins 13 millions de personnes ont été touchées l’année dernière en Afrique par les conséquences du changement climatique, telles que les inondations et la sécheresse. Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM) des Nations unies, ces phénomènes ont coûté la vie à plus de 3.000 personnes. En raison du dérèglement climatique, qui progresse plus rapidement que la moyenne mondiale, le continent ne dispose pratiquement plus de glaciers, a alerté l’OMM jeudi 18 juin 2026 dans son rapport annuel sur l’état du climat en Afrique.

Le continent africain se réchauffe plus vite que la moyenne mondiale, et le taux de réchauffement observé depuis 1991 y est nettement supérieur à celui enregistré au cours de chacune des périodes de trente ans précédentes, signale l’OMM.

Les glaciers africains ont perdu plus de 90% de leur superficie depuis la fin du 19e siècle. Sur le Kilimandjaro, en Tanzanie, la plus haute montagne du continent, la superficie des glaciers est passée de 11,4 km² en 1900 à moins de 1 km² ces dernières années. Sur le mont Kenya, la glace a pratiquement disparu. Dans les montagnes du Rwenzori, à la frontière entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo, il reste un peu moins de 400 mètres carrés de zones de glace.

Le niveau de la mer augmente également assez rapidement le long des côtes africaines. Entre 1999 et 2025, sur la côte atlantique, cette élévation a atteint 4,2 millimètres par an, contre 5,6 millimètres par an dans la mer Rouge. À l’échelle mondiale, la moyenne est de 3,6 millimètres.

Par ailleurs, le réchauffement de l’océan se poursuit dans toute la région, avec des vagues de chaleur marines généralisées.

L’acidification des océans, c’est-à-dire la baisse du pH de l’eau de mer due à l’absorption par les océans de grandes quantités de dioxyde de carbone provenant de l’atmosphère, constitue également un problème. « Le réchauffement et l’acidification des océans nuisent aux écosystèmes marins et aux moyens de subsistance des populations qui en dépendent », souligne l’OMM.

Ces phénomènes météorologiques extrêmes se traduisent notamment par des crues importantes. En mai, 200 personnes ont ainsi perdu la vie dans des inondations au Nigeria, tandis que celles qui ont touché la République démocratique du Congo en avril ont fait plus de 160 victimes. En outre, la sécheresse a touché plus de 8,5 millions de personnes en Afrique de l’Est. (Source : L’Avenir)

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